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L'ART DE SE RÉINVENTER

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Ma triade des trois triangles comportementaux

PHÉNIX - Conscience d'affaires et compréhension des triangles comportementauxLes triangles sont probablement ma forme géométrique préférée. Les dernières années m’ont permis de comprendre leur puissance [au-delà de sa perfection en design].

Des gens déterminants me les ont offerts en cadeau.
Je n’ai aucune connaissance officielle sur le sujet, je vous partage seulement mon expérience, ma perception.

En janvier 2019, j’avais le privilège de vivre mes coachings, avec Yves Plourde, en présentiel [ce que plusieurs enviaient]. Nous étions debout à gribouiller le mur de mon bureau. Il n’y avait pas beaucoup d’espace libre, un peu comme dans mon esprit. On essayait de schématiser mon potentiel.

À un moment, Yves a fait une pause et a tracé deux minuscules triangles qui se perdaient dans la fresque, une murale mentale.
Le mur est resté tel quel pendant un peu plus de six mois… quand un jeudi de juillet, j’ai compris.

J’avais toujours été de nature optimiste jusqu’au jour où de manière perverse, il y avait « toujours quelque chose ». J’avais une histoire, une mésaventure, un karma. Impétueuse, dans le bon comme dans le mauvais. C’était de la faute de quelque chose ou de quelqu’un. C’était toujours grâce à quelque chose ou quelqu’un.
Je survivais perpétuellement dans l’œil de la tornade.

En cette fin de journée d’été, la lumière s’est dressée sur ces deux triangles.

Le premier triangle : celui que j’avais rejeté

  

TRIADE des triangles comportementaux: victime, bourreau, sauveurLe premier triangle est celui du bourreau-victime-sauveur, illustré par le Dr Stephen Karpman, psychologue. Je ne voulais tellement pas qu’il soit dans ma vie que je rejetais systématiquement sa présence. C’est sans doute la première façon dont je le nourrissais.

J’avais tellement donné de pouvoir à ce triangle, nourrit son/mon besoin narcissique. J’en avais dilué tout sentiment d’accomplissement ou d’estime personnels. J’avais tellement laissé perdurer la situation que mes sentiments d’appartenance s’effritaient frénétiquement; il faut savoir que je suis patriotique et adepte des fraternités. Ainsi, je n’arrivais plus à exprimer et à ressentir l’amitié, l’énergie dans mes relations.

J’ai passé énormément de temps dans cette dynamique, j’estime un peu plus de cinq ans. Mon quotidien était un flot anxiogène où je ne savais plus où me sentir en sécurité. J’en étais venue à ne plus respirer, dormir… me nourrir.

Je ne voulais tellement pas que ce triangle du bourreau-victime-sauveur soit dans ma vie que je rejetais systématiquement sa présence. La première chose que j’ai faite, c’est accepter. Ensuite, ça m’a pris un peu plus d’un an pour réapprendre à manger, bouger, dormir et respirer. Ensuite, j’ai pu développer la capacité de comprendre mes responsabilités.

Ce jour ensoleillé d’été, j’ai vu ses deux petits triangles apparaître, et occupé toute la place. OUF!
Je suis allée faire de la cohérence cardiaque et j’ai dormi sur ça. Le lendemain, j’ai fait des liens. 

Le lundi, j’ai présenté ma théorie à mon équipe. Nous étions devenus des pros et j’en étais la responsable. Nous avons analysé nos clients, employés, fournisseurs; ceux du présent, du passé et ceux que nous recrutions. Nous étions tellement bons que nous les accueillons tous en sauveur. Ça expliquait pourquoi nous étions de moins en moins attrayants. Pour ceux qui s’accrochaient, nos relations passaient vite à celle du bourreau-victime.
Notre travail était excellent, notre posture créait l’imposture.

Nous avions, avec raison, l’esprit et le cœur épuisés…
Dans cette position, je souffrais… je survivais.

 

Le deuxième triangle : celui que j’ai apprivoisé

 

Plutôt que d’être à la merci, j’ai commencé à dire merci.
J’étais responsable de tout, parce que tout partait de moi et j’avais influé sur ce qui m’entourait.

J’ai commencé à me sentir responsable, aucunement coupable.
Les prises de conscience se sont multipliées, particulièrement parce que j’ai apprivoisé le deuxième triangle. Au final, la seule chose sur laquelle nous avons du pouvoir, c’est notre réaction aux événements. C’est précisément là que repose la responsabilité.

Être. C’était le défi qu’on m’avait donné.
Pour Être personnellement et professionnellement, je devais adopter une posture plus conscience, optimiste et énergique. Le deuxième triangle, celui de David Emerald vise l’empowerment. Ce triangle fait appel au challenger-créateur-coach.

Le triangle challenger-créateur-coach est une invitation responsable à grandir et à réaliser notre vie. Définir leur rôle m’intéresse davantage que le précédent, car il m’a permis d’émerger, de me réinventer… de renaître, parce que je n’ai pas changé, je suis redevenue moi-même, avec conscience.

TRIADE des triangles comportementaux: challenger, coach, createurLe Challenger, c’est lui qui permet de s’évaluer, de se dépasser. C’est lui qui permet d’innover.

Le Créateur,
c’est lui qui voit la fleur dans la graine. C’est lui qui reçoit des citrons de la vie et les transforme en limonade.

Le Coach,
c’est lui qui remet en question, émet le doute, exige le why! C’est lui qui facilite les prises de conscience.

Selon moi, les valeurs de ce triangle, tremplin vers le changement, sont :

  • l’écoute,
  • la responsabilité,
  • l’authenticité et;
  • la vulnérabilité.

C’est ainsi que j’ai dénoué le dernier nœud qui me retenait au premier triangle. J’étais prête à créer le reste de ma vie.

 

Le troisième triangle : celui qui favorise le changement

 

Ce triangle, c’est mon amie et chiropraticienne Dre Audrey Robert qui me l’a offert, l’ange gardien de mon système nerveux.
Ce troisième triangle : structure-perception-comportement.

Il s’agit de la triade du changement, quant à elle l’héritage de Dr Donald Epstein.
L’énergie qui conduit le changement est activée par le comportement, les perceptions et la structure. 

Nous ne sommes pas naturellement aisés dans les trois facettes, car il est intimement lié à notre personnalité. Reconnaître la synergie de son triangle, c’est prendre conscience de notre pouvoir sur notre environnement. C’est un outil de perception qui aide à comprendre de quelle façon nous écoutons et intégrons l’information, et comment nous développons l’art de se réinventer. C’est ainsi que nous créons la fluidité vers le changement.
En s’y opposant, nous créons des nœuds et tout devient plus difficile.

TRIADE des triangles comportementaux: comportement, structure, perceptionLa Structure, c’est la charpente, la composition, l’organisation. C’est l’ensemble de relation entre les éléments et les gens.

La Perception,
c’est la perspective, le sens défini, de manière consciente ou non. C’est aussi le jugement et l’intuition.

Le Comportement,
c’est une série d’actions et manière d’agir en réaction à un stimulus. Ce dernier a un impact absolument non négligeable sur la pensée [référence: Dominique Morneau].

Nous avons tendance à s’investir dans nos faiblesses.
Cette triade nous démontre bien le pouvoir d’y investir nos efforts à travers nos forces.
Si nous sommes déprimés, nous allons être invités à œuvrer dans nos perceptions. Si nous procrastinons, nous allons tenter de changer notre comportement.
Ça devient difficile, nous nous décourageons et nous risquons d’en souffrir.

Ce que le Dr Epstein met en lumière avec ce troisième triangle, c’est que si nous investissons dans les deux facettes naturelles pour soi, la troisième sera naturellement influencée dans le changement. 

La structure est complexe pour moi. C’est pourquoi lorsque je dois organiser un élément dans ma vie, je questionne mes perceptions face à la situation [beaucoup d’autocoaching] et je me challenge pour m’engager à une [série d’] action[s].
La structure se construira d’elle-même.

 

Une triade : des images fractales

 

Au final de cette démarche personnelle, j’en comprends que ces trois triangles comportementaux sont des images fractales.
Ils sont liés entre eux, en nous, entre nous.

Nous n’avons AUCUN CONTRÔLE sur eux. À vouloir les contrôler, nous perdons notre énergie, rapidement notre essence. Pourquoi? Parce qu’ils sont des écosystèmes organiques, en mouvement, indépendant.
Cela dit, nous pouvons les influencer. Comment? Par la posture que nous avons le pouvoir de choisir, en restant alignés avec notre tête-cœur-tripes. Par l’endroit où l’on choisit de déposer notre regard.

La bonne nouvelle : dans le chaos, ce pouvoir est exponentiel pour faire émerger de magnifiques trésors.
[Plus sur le chaos et les images fractales avec Bruno Marion.]

Et sur les mots de Maxime Boilard: «Il faut être bien avant d’être bon.»

 

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